Déclaration du Porte-Parole de la Présidence İbrahim Kalın

03.10.2018

Le Porte-Parole de la Présidence İbrahim Kalın a tenu une conférence de presse à la suite de la réunion du cabinet présidentiel.

Le Porte-Parole de la Présidence a déclaré :

« L’accord d’Idleb a été reçu avec reconnaissance dans le monde entier et nous avons commencé à voir ses conséquences. C’est-à-dire, s’il n’avait pas été parvenu à un tel accord et si M. le Président n’avait pas fait personnellement cette démarche, nous ferions face aujourd’hui à une grande tragédie humanitaire à Idleb et une grande vague migratoire toucherait non seulement aux terres de la Turquie, mais aussi aux autres pays de la région, jusqu’à l’Europe. Les détails de cet accord sont discutés par nos unités concernées et leurs homologues russes.

Comme vous le savez, il y a un calendrier en cours, fixé pour l’enlèvement des armes lourdes jusqu’au 10 octobre et le retrait de tous les éléments terroristes des frontières jusqu’au 15. Le Ministère des Affaires étrangères, l’Organisation de renseignements nationale et le Ministère de la Défense nationale turcs poursuivent leurs négociations avec leurs homologues russes sur la question.

Lors de son discours devant l’Assemblée Générale des Nations Unies, M. le Président a attiré l’attention sur sa vision du monde qui promeut la paix, le multilatéralisme, la justice, l’égalité et la coopération, à l’encontre de la vision du monde qui est unilatérale, pressante et qui dit ‘je suis puissant, donc j’ai raison, donc je peux faire ce que je veux’. En fait, nous pouvons dire qu’aujourd’hui ces deux visions sont en concurrence dans le monde. Et le vainqueur de cette concurrence décidera l’avenir du monde.

Nous avons des relations politiques, économiques et sociales très enracinées avec l’Allemagne. Nous espérons qu’avec cette visite [d’Etat de M. le Président en Allemagne] une nouvelle page aura été tournée. Nous voyons que les deux parties ont cette intention. En revanche, nous sommes tristes de voir la diffusion des actualités négatives, de la déformation des faits et des désinformations dans les médias allemands. Nous étions tous témoins de ce qui a été discuté lors de cette visite. Nous avons tous vu ses objectifs et conséquences. Mais il semble que quelques conflits hérités, les préjugés accumulés et les idées préconçues ne se dissipent pas facilement. Les actualités diffusées par les médias allemands, disant que la visite était un échec et qu’elle s’est déroulée dans un climat tendu, ne conviennent pas aux normes de journalisme et ne sont que le produit des attitudes biaisées, reflets des idéologies.

Le discours du Président Erdoğan lors de l’inauguration de la mosquée à Cologne est un manifeste sur la morale du vivre-ensemble et le pluralisme. Je ne suis pas sûr combien de leaders dans le monde peut faire un tel discours aujourd’hui.

Ce discours était un manifeste qui promouvait le vivre-ensemble, le pluralisme et l’action de civiliser à l’encontre des actes d’extrême droite, racistes et islamophobes qui sont en hausse en Europe et en Allemagne. Nous espérons que certains milieux qui ont des préjugés en Europe se reprendront après ce discours. Nous souhaitons qu’avec cette visite en Allemagne, une nouvelle page soit tournée également en ce qui concerne nos relations avec l’UE. Car nous avons des relations politiques, économiques et sociales très enracinées avec les pays de l’Europe et l’amélioration et l’intensification de ces relations à la base d’intérêt mutuel bénéficieront aux deux parties.

M. le Président s’est entretenu avec M. Macron et Mme Merkel sur le sommet à quatre. Il a été déjà annoncé au public lors de la conférence de presse conjointe avec la chancelière allemande Merkel. Pour le moment, nous essayons de fixer une date. Nous effectuerons la rencontre fin octobre ou début novembre. Bien sûr, la Syrie sera la première question à l’ordre du jour ainsi que d’autres questions comme l’accord sur Idleb et la migration. Nous avons pour but de parvenir à quelques résultats concrets qui contribueront à la fois au peuple syrien et à la région.

Comme vous le savez, les élections législatives en Irak ont été achevées. M. Barham Saleh a été élu le nouveau Président de la République d’Irak. Nous le félicitons. A cet égard, le message de félicitation de M. le Président avait été déjà transmis. Le nouveau Président irakien a chargé M. Adel Abdel-Mahdi de former le nouveau gouvernement.

Nous croyons que M. Saleh et M. Abdel-Mahdi travailleront ensemble avec la Turquie pour assurer l’unité politique, l’intégralité territoriale et la sécurité de l’Irak, insérer la richesse ethnique et confessionnelle dans les politiques du gouvernement et résoudre les problèmes de sécurité concernant la Turquie. En tant que Turquie, nous sommes prêts à leur fournir toute sorte de soutien lors de ce processus. »